Que faire à Bali en 10 jours ?
Dix jours à Bali, c’est pile le bon format pour découvrir l’île sans te presser comme un malade. Tu vas avoir le temps de kiffer les temples, les rizières en terrasse, quelques volcans et même faire un saut sur une île voisine. Le truc, c’est de bien organiser ton parcours pour pas perdre la moitié de ton séjour dans les bouchons.
Accroche ta ceinture, je te guide.

Quand partir pour profiter à fond ?
Le timing, ça change tout à Bali. Septembre, octobre, avril et mai, c’est vraiment la fenêtre idéale : tu as du soleil sans te prendre la horde de touristes qui débarque en juillet-août. Les prix sont plus doux et tu peux visiter les spots tranquille sans faire la queue pendant des plombes.
La saison des pluies entre novembre et mars, c’est pas l’apocalypse non plus mais les cascades et rizières sont moins sympas à visiter sous la flotte. Et puis les chemins deviennent bien crades. Si tu veux les photos de carte postale avec les rizières bien vertes, vise plutôt la sortie de la saison des pluies en avril-mai.
Pourquoi changer de base tous les 3-4 jours
Rester 10 jours au même endroit à Bali, c’est la pire idée. Tu vas te taper des heures de route pour chaque visite et rentrer à ton hôtel complètement crevé. L’île est pas immense mais le trafic dans le sud, c’est l’enfer. Genre vraiment.
L’astuce, c’est de prévoir 2 ou 3 bases différentes. Par exemple : 3-4 nuits à Seminyak ou Canggu pour démarrer en mode relax, 3-4 nuits à Ubud pour le cœur culturel de l’île, et 2-3 nuits vers Munduk ou Amed pour la nature et le calme. Comme ça, tu optimises tes déplacements et tu découvres vraiment différentes ambiances.
Comment te déplacer sans galérer
Les transports à Bali, c’est tout un bordel si tu t’y prends mal. Oublie les taxis classiques qui te sortent des prix au doigt mouillé. Télécharge Grab ou Gojek dès ton arrivée, c’est les Uber locaux et les tarifs sont transparents. Parfait pour les petits trajets en ville.
Pour visiter plusieurs sites dans la journée, le meilleur plan reste le chauffeur privé. Compte entre 600 000 et 700 000 roupies indonésiennes pour une journée complète, soit environ 35-40 €. Le mec connaît les routes, gère le parking, et toi tu te poses tranquille. C’est hyper rentable quand tu veux enchaîner 3-4 spots dans la même journée.
Le scooter ? Ouais, c’est tentant et pas cher, mais attention aux arnaques. Déjà, tu dois avoir ton permis international. Ensuite, la conduite à gauche avec le trafic balinais, c’est sport si t’as jamais conduit en Asie. Et les flics adorent choper les touristes sans permis pour leur coller des amendes salées.
Ton itinéraire jour par jour
Jours 1-3 : Sud de l’île (Seminyak/Canggu)
Commence soft pour t’acclimater au décalage et au rythme balinais. Profite des plages, teste quelques warungs (les petits restos locaux), fais-toi un massage balinais pour 10 €. Le temple de Tanah Lot au coucher du soleil, c’est hyper touristique mais franchement photogénique, alors vas-y quand même.
Jours 4-7 : Ubud, le cœur culturel
C’est là que ça devient vraiment intéressant. La forêt des singes en matinée (méfie-toi de ces petits bandits, ils te piqueront tes lunettes si tu les laisses trainer). Les rizières en terrasse de Tegallalang pour les photos Instagram qui tuent. Le marché d’art d’Ubud pour ramener des souvenirs et négocier comme un chef.
Réserve aussi une soirée pour un spectacle de danse traditionnelle. Les Balinais font ça depuis des siècles et c’est vraiment impressionnant. Le temple Pura Taman Saraswati organise des représentations régulières. En journée, pousse jusqu’aux rizières de Jatiluwih, classées à l’UNESCO, c’est un peu plus loin mais carrément plus calme que Tegallalang.
Jour 8 : Ascension du Mont Batur
Prépare-toi à un réveil violent : départ vers 2h00 ou 3h00 du matin pour grimper dans le noir et arriver au sommet pour le lever du soleil. C’est crevant mais le spectacle vaut clairement le coup. Certains guides te font même cuire des œufs dans la vapeur du volcan, c’est un peu gadget mais sympa.
Jours 9-10 : Munduk ou Amed pour finir en beauté
Direction le nord ou l’est pour changer totalement d’ambiance. Munduk, c’est la nature et les cascades : tu en as trois ou quatre à enchaîner dans la même journée. Amed, c’est le spot parfait pour le snorkeling et la plongée avec les épaves japonaises de Tulamben. L’eau est hyper claire et tu vois des trucs de malade à quelques mètres du bord.
L’option îles voisines : Nusa Penida ou les Gili ?
Si t’as encore un peu d’énergie, Nusa Penida ou Nusa Lembongan sont accessibles en 30-45 minutes de bateau depuis Sanur. Les falaises de Kelingking Beach, c’est THE photo que tout le monde veut. Par contre, l’île est pas super développée niveau route, prévois ton chauffeur à l’avance.
Les îles Gili, c’est 4 heures de bateau depuis le port de Padang Bai. Franchement, sur 10 jours à Bali, c’est chaud de caser ça sans sacrifier le reste. Garde-les pour un prochain trip où tu auras plus de temps. Ou alors reviens un jour faire un combo Bali-Gili sur 15 jours, là ce sera nickel.
Les trucs à savoir avant de partir
Achète une eSIM avant de décoller, comme ça t’as internet dès l’atterrissage sans galérer à trouver un shop. Pour l’argent, la carte Wise te file les meilleurs taux de change. Mais garde toujours des roupies cash sur toi, tous les petits vendeurs et les warungs ne prennent pas la carte.
Dans les temples, le sarong est obligatoire pour tout le monde. En général, tu peux en louer un à l’entrée pour quelques milliers de roupies. Respecte les cérémonies en cours, ça fait partie du quotidien des Balinais et c’est pas juste du folklore pour touristes.
Dernier conseil : négocie presque tout. Les prix dans les marchés, pour les courses en scooter-taxi sans appli, pour les souvenirs. Mais reste cool, c’est un jeu entre le vendeur et toi. Propose la moitié du prix annoncé et remonte doucement, tu trouveras toujours un terrain d’entente.
